Tsjeveneffecten

Kerels zeg, wat is dat daar toch in België? Ver elke dag staat er hier in de kranten een artikel over het ‘niet-avanceren’ van de onderhandelingen, over het feit dat de ‘explorateur’ bezig is, maar niks te zeggen heeft, dat het allemaal volledig blok zit en vooral, dat het allemaal lekker de schuld van de Vlamingen is…

Nu, ik ga mij hier niet in een ‘welles of nietes’-politiek debat smijten, maar feit is dat Leterme zijn toeren hier absoluut geen deugd gedaan hebben aan ons imago, integendeel zelfs… Waarom wordt ik hier als Vlaming toch systematisch met een zeer rechts profiel geassocieerd, alsof we allemaal bruine of een niet met naam te noemen bij aanhangselpartij van de tsjeven horen…

Trouwens, er wordt hier ook druk over ‘separatistische’ scenarios gesproken, van wat te doen met Brussel, zal het zo ver komen en zo verder en zo verder, maar vooral over het ridicule van de ganse situatie. De Fransman denkt natuurlijk, tja, als die Vlamingen zich onafhankelijk verklaren en stel dat ze er (surrealistisch gezien) in slagen, wat dan hier hé… De Basken die in de Pyreneeën al jaren al dan niet gewelddadig hun separatistische gevoelens ten berde brengen, Corsica dat hier als een quasi onafhankelijke staat beschouwd wordt, maar waar niemand (behalve de Corsen zelf) onafhankelijkheid wil aan geven… Het zou allemaal wel wat bredere allures kunnen krijgen dan het gemekker over een BHV-regio…

Soit, feit is dat ik hier ver mijn Zonder Tsjeef Dreef plakkaat mag beginnen uithangen… Mannekes, we zijn ons niet vreet geliefd aan het maken, maar dat is dan ook een opinie van een halve buitenstaander… :-)

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Trouwens, onderstaand artikel stond gisteren in Le Monde:

Des artistes flamands s’alarment du possible divorce des Belges

LE MONDE | 19.09.07 | 18h07 • Mis à jour le 20.09.07 | 10h20

 

ls écrivent, composent, dansent, dessinent… Et s’inquiètent. Alors que la crise politique s’éternise et laisse planer le spectre d’un possible divorce des Belges, le monde culturel flamand veut prendre le contre-pied d’un discours qui, d’Ostende à Bruxelles, gagne du terrain en prônant la séparation. “Je n’ai jamais renié mon identité car j’en suis fière. J’aime ma langue, ma culture et mon histoire. Mais je n’accepterai jamais que cet amour soit récupéré par un discours nationaliste”, affirme la directrice de la troupe Rosas, Anne Teresa de Keersmaeker.

 

Le plasticien Wim Delvoye conteste un discours omniprésent dans une bonne partie des médias et de la politique de Flandre, où l’effacement de la notion de “Belgique” est revendiqué, jugé salutaire. “Je suis un artiste belge et le néerlandais est ma première langue. Mais je ne veux pas d’un pouvoir régional qui voudrait me forcer à être “flamand”. Je veux rester un compatriote de Magritte, Ensor, Rops ou Amélie Nothomb.”

Souvent moquée, car vue comme passéiste, la notion un peu floue de “belgitude” est revendiquée par l’écrivain Tom Lannoye, figure de proue de la jeune littérature flamande. “Je veux être flamand pour être belge. Mon style, mes influences, mon biotope, mes thèmes sont ceux de la “belgitude”", souligne cet auteur anversois, très prisé à Amsterdam.

Aucun artiste ne conteste l’étiquette “flamande”, mais tous refusent une identité unique. “Je me sens flamande et bruxelloise en Belgique, belge, européenne et citoyenne du monde à l’étranger”, indique Anne Teresa De Keersmaeker. “Je suis bruxellois, flamand et belge, car cette dernière notion a un sens”, ajoute Lukas Van der Taelen, un auteur éclectique qui a tâté du rock, du théâtre et de la télévision avant de devenir un chroniqueur réputé.

“UN CHOC SALUTAIRE”

Il se distingue en estimant que la grave crise existentielle que traverse son pays peut être “saine”. “Un couple qui n’intègre pas l’idée de sa possible fin vit toujours mal”, estime-t-il. Et il juge que la culture peut encore fédérer les Belges. Jan Goossens, directeur du Théâtre flamand de Bruxelles, acquiesce : “Cet épisode sera peut-être un choc salutaire. Les communautés de ce pays voudront finalement continuer à vivre ensemble. A condition que Flamands et francophones sachent encore définir un projet commun, nuance-t-il. La Belgique a beaucoup à offrir. Bruxelles-la-cosmopolite est une ville qui trace la voie de l’avenir en reflétant les diverses cultures qui la composent.”

De Keersmaeker aimerait partager cette vision mais un doute s’est installé dans son esprit. “Oui, il faut puiser dans la diversité bruxelloise l’énergie pour construire l’exemple d’une collaboration harmonieuse. Mais je crains que nous soyons aspirés dans une spirale descendante”, affirme la chorégraphe. “On met tellement de choses en place pour nous séparer…”, soupire Wim Delvoye. L’écrivain Tom Lannoye se dit lui aussi “pessimiste face à cette quête d’une identité particulière à l’heure où les identités sont multiples, universelles. Je redoute une amputation, qui ne serait rien d’autre qu’un appauvrissement”.

L’écrivain souligne aussi l’impact qu’aurait, en Europe, la séparation belge : “Beaucoup d’étrangers jugent “surréaliste” cette crise, oubliant que le surréalisme belge était à la fois frivole et très sérieux. Mais il faut considérer que les forces à l’oeuvre dans ce pays sont celles que l’Europe a mises à mal pour pouvoir s’unifier. L’Europe, elle aussi, sera une mosaïque. Ou ne sera rien.”

 

Jean-Pierre Stroobants

0 Comments

  1. Schitterend bordje, waar zou je die kunnen afhalen? Zo wil ik er direct één.

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