Na het heengaan van Hugo Claus verscheen volgend artikel in La Libération:
Le grand écrivain belge d’expression néerlandaise Hugo Claus, plusieurs fois favori pour le Prix Nobel de littérature, est décédé mercredi à 78 ans à l’hôpital à Anvers (Flandre, nord). Il souffrait de la maladie d’Alzheimer et a demandé à subir une euthanasie, comme la loi l’y autorise en Belgique.
Connu pour son non-conformisme, son sens de la démesure et de la provocation, il s’était récemment engagé contre le séparatisme flamand en signant en septembre dernier, en pleine crise politique belge, une pétition avec 400 autres personnalités du pays pour défendre l’unité du royaume.
Né le 5 avril 1929 à Bruges, Hugo Claus, romancier, poète, dramaturge, scénariste, auteur d’une centaine d’ouvrages, avait également participé au tournant des années 1950 au mouvement artistique Cobra, comme son compatriote le peintre belge Pierre Alechinsky.
Tout en ayant vécu un temps à Paris, où il a été influencé par le mouvement surréaliste et Antonin Artaud, il avait choisi d’écrire en néerlandais et se présentait avec son sens bien connu de la provocation comme «un flamingant (nationaliste flamand) francophone».
Dans son roman le plus célèbre, Le chagrin des Belges, il décrivait avec le lyrisme brutal et truculent qui est sa marque de fabrique une certaine médiocrité réactionnaire du milieu provincial flamand. Il y dénonçait la collaboration flamande avec l’occupant allemand durant la Seconde guerre mondiale, un des thèmes tabous de la politique belge.
Parmi ses œuvres traduites en francais, figurent La chasse aux canards (1953), Andréa ou la fiancée du matin (1956), L’homme aux mains vides (1957), L’Etonnement (1977), Une douce destruction, Hontes (1988), L’Espadon (1989), Belladonna (1994), La Rumeur (1997), Le Dernier lit (2003).