Eric Gerets, de leeuw van Olympic Marseille
|
Le Lion de Rekem, Eric Gerets, kent ongekende hoogten van populariteit nu hij sinds dit weekend Olympic Marseille aan de kop van de Ligue 1, de Franse eerste klasse, heeft gebracht. Gerets naam wordt luidkeels gebruld in de Velodrome, het stadium van l’OM en is de meest populaire trainer sinds zijn legendarische voorganger, Raymond… Le Monde bracht vandaag een zoveelste uitgebreid artikel over de zegereeks van Gerets (zie hieronder)… Trouwens, Gerets staat in position de force om zijn contract te verlengen in juni. Hij zou op dit moment goed zijn voor een goeie 200 000 euro per maand… What’s more, in de wandelgangen wordt hij ook op de shortlist gezet om Domenech op te volgen… Wordt vervolgd…
L’Olympique de Marseille retrouve l’ivresse du leader. A sept journées de la fin du championnat de Ligue 1, les Phocéens ont profité du faux pas de Lyon devant Monaco (2-2), dimanche 12 avril, pour déloger les Rhodaniens des commandes occupées sans discontinuer depuis… le 14 septembre 2008. Un peu plus tôt, l’OM battait Grenoble (4-1) sans forcer son talent. Dans un Vélodrome à guichets fermés, une ola a consolé de la défaite subie à Donetsk, trois jours auparavant, en quart de finale aller de la Coupe de l’UEFA. Deux anciens ténors du championnat de France de football se rapprochent dangereusement de la deuxième division. Défaits ce week-end sur la plus petite des marges, Nantes (18e) et Saint-Etienne (19e) sont actuellement en position de relégables, devant des Havrais pratiquement irrécupérables. Dans le haut du classement, la lutte s’annonce serrée pour les places européennes, sinon pour le titre. Si Lille et le Paris – Saint-Germain se sont neutralisés, Bordeaux et Toulouse, autres poursuivants de l’Olympique de Marseille, l’ont emporté. Engagé sur deux fronts, l’Olympique de Marseille peut donc rêver d’un titre national, une perspective qui n’avait plus excité la ville depuis une décennie. Et les supporteurs désignent comme un seul homme l’artisan du redressement : le coach belge Eric Gerets, dont le nom a été scandé au Vélodrome. Arrivé en septembre 2007, le “Lion de Rekem” (sa ville natale) bénéficie d’une popularité qu’aucun des nombreux entraîneurs de l’OM n’avait atteinte depuis son compatriote Raymond Goethals. Dans ce contexte, le suspense autour du renouvellement de son contrat, qui expire en juin, paraît incompréhensible. Gerets est un entraîneur adulé – une anomalie – à la fois pour ses résultats et sa personnalité. Reste la question financière. Technicien le mieux payé du championnat (il émarge à 200 000 euros par mois, primes incluses), le Belge négocie avec Pape Diouf, le président de l’OM, une augmentation rendue compliquée par l’objectif de diminution des dépenses exigée par le propriétaire du club, Robert-Louis Dreyfus. “Ni le coach ni Pape Diouf ne s’expriment sur le sujet”, indique-t-on à l’OM, signe que le dossier est sensible. Un moratoire s’est imposé après que Diouf a subi une opération oculaire. Pour l’heure, on se concentre officiellement sur “les résultats sportifs”. Sans doute désireux de ne rien faire de préjudiciable, les supporteurs attendent et expriment leur soutien à Gerets via une pétition circulant sur Facebook. “Que voulez-vous que nous fassions d’autres ?, interroge Michel Tonini, président du groupe des Yankees Nord (5 000 membres). Nous ne savons pas qui fait traîner, et on ne veut pas se retrouver pris en otage. Je pense que quand on a un entraîneur comme celui-là, on le garde. Il a récupéré une équipe relégable et l’a emmenée en Ligue des champions. Avant, il a gagné partout (des titres de champions avec Lierse, Bruges, Eindhoven et le Galatasaray Istanbul). Sa renommée est européenne sinon mondiale. En France, Claude Puel (l’entraîneur de Lyon), c’est peut-être bien, mais au Barça et à Milan on ne sait pas qui c’est.” De fait, Gerets, qui entend chaque jour des déclarations énamourées pour le convaincre de rester, force l’admiration par son intelligence tactique et psychologique. Avec lui, l’OM pratique un jeu offensif conforme à la devise du club (“Droit au but”). Il gère au mieux un effectif qu’il a utilisé dans sa quasi-totalité entre les rencontres contre Donetsk et Grenoble. Grâce à cet excellent DRH, des joueurs (Zubar, Taiwo, M’Bami…) ont retrouvé la confiance, d’autres (Brandao, Civelli) ont fait taire les sarcasmes liés à leur recrutement. Il a su aussi mettre au pas la star capricieuse Hatem Ben Arfa avant de le réintégrer quand l’ego est revenu à des proportions normales. “Mettre une vedette sur le banc ne lui pose aucun problème”, confirme Eric Van Meir, entraîneur adjoint de Lierse, qui fut le meilleur buteur de cette équipe quand elle remporta le championnat belge à la surprise générale en 1997. “En même temps, il fait sentir à chacun, y compris les remplaçants, qu’il est important. Rien ne le fâche plus que celui qui ne fait pas son boulot. Il peut alors être très dur, mais il l’est d’abord avec lui-même.” Cette exigence a conquis les supporteurs de l’OM. “Il assume ses responsabilités, alors que la mentalité d’aujourd’hui, c’est de se défausser sur les autres, affirme Michel Tonini. A la limite, il laisserait les victoires aux joueurs et garderait pour lui les défaites. Derrière son humour et sa dérision, c’est quelqu’un qui ne pratique pas la langue de bois. Il ne dit jamais le contraire de ce qui s’est passé sur la pelouse.” Un anti-Domenech, en quelque sorte. Le sélectionneur qu’il faudrait à l’équipe de France ? Les Belges sont déjà sur le coup, qui lui font les yeux doux. Le poste de technicien national est vacant depuis le limogeage de René Vandereycken, suite à une double défaite contre la Bosnie-Herzégovine qui éloigne un peu plus les Diables rouges du Mondial sud-africain de 2010. “La piste Gerets a été suggérée par les journalistes en Belgique, confirme l’attaché de presse de la Fédération, Nicolas Cornu. Son nom figure sur une liste qui n’a pas été finalisée. Comme notre prochain match est en septembre, rien ne presse.” D’ici là, Gerets a un sixième titre de champion à ajouter à son palmarès d’entraîneur. |